lundi 5 mai 2008

A ceux qui vérouillent l'espoir

Sur le fond bleu de mes souvenirs...
Je vous imagine sourire...
Vous qui êtes à cet endroit d'où l'on peut voir tous les couchers de soleil d'un seul regard...
Mon amour vous appartient...
Vous dont le cri du coeur attendait d'être greffé...
Cri du coeur exténué...
Vous avez un jour choisi de vérouiller l'espoir...
Un jour moi aussi ...
Dans mes petites mains le révolver a tremblé...
Je voulais tuer mes tracas...
Ils voulaient trop de moi ...
Finalement cette arme j'ai posée...
Jamais je ne l'ai regretté...
Ok...
Jai longtemps fermé les grilles du coeur...
Mais j'ai grand ouvert les volets de la liberté de la lucidité et de l'amour de la vie...
Le jour ou j'ai fermé les yeux sur un passé périmé...

Fidji 2006

à Domi, Daniel et Bertrand

samedi 12 avril 2008

Si c'est noir c'est parce que mes yeux sont clos

Dans mes cheveux passe le vent ...

Sur mon corps passe le temps...

Devant mes yeux passent les printemps...

Derrière le grand paravent passe mon amant...

Dans mes bras passe mon enfant...

Dans ma tête passe un ouragan...

Sur ma main passe le gant...

Dans mon coeur passent des brigands...

Dans mes souvenirs passent des rires éclatants...

Sur ma joue passe une larme d'avant...

Sur mes lèvres passe ma langue doucement ...

Sur mon nez passe une mouche caressante...


Ame de nous... qui tricote des fils de glue...aie pitié de moi...

Ame de nous... qui se voit résignée... aie pitié de moi...

Ame de nous... qui se couche dans mon lit sans en définir la dimension ...aie pitié de moi ...

Ame de nous... qui se joue de ma peine comme des griffes d'un chat...aie pitié de moi ...

2006




jeudi 27 mars 2008

La mouette





Je m'éloigne de ceux qui sucent notre humus et se lèchent les babines...

Ecrasés par le cul de la poule ils veulent que je marche sur les rails...
Des rails qui se dilatent avec la chaleur...
Pas celle de leur coeur mais de leur cache-coeur en cachemire qui leur cache le nez...
Ce nez rouge de clown, clown de la politique, de la finance, du pouvoir...
C'est ce show, attentat verbal qui dilate les rails et nous fait dérailler...
La vie, c'est la balade de l'extinction, de l'entre-dévoration...
J'erre dans mes contradictions en belle amante de la terre...
Je suis sa capture...
Sur le fond bleu d'un souvenir je cligne des yeux...
Rivière anonyme elle me montre la ligne limpide et claire ...
Je suis moi même...
Je suis l'ombre vivante de l'ombre de l'étreinte éteinte du cirque des mirages...
Que cessent les pleurs ...!
Quoi que les larmes sont belles...
Amante de la terre du ciel et de la mer...
Sur eux tour à tour je m'allonge et je vogue...
Comme le bateau ivre de l'amour que nous regardons partir...
Je souhaite ne pas me retourner ...
Allongée à la verticale, je rêve d'horizontale dans tes bras...

Zut ! une crotte de mouette je viens de recevoir sur le bout du nez que j'avais trop levé en regardant le bateau s'éloigner...

Fidji 2006



lundi 17 mars 2008

Patiente


J'ai été la femme des longues patiences impatiente ...
Mon territoire était celui du souffle qui s'essouffle...
J'étais présente dans l'absence...
Je connaissais le sens des sens et ne m'exprimais qu'avec les mots du silence...
J'étais une nature presque morte...
J'avais pendu mes jambes à mon cou et ne pouvais donc plus courir après le bonheur...
J'aurai tant aimé fuir les nuits blanches dans le noir de ma chambre avec vue sur l'éternité...
J'avais soif de faim...
Le feu de mon coeur était passé au rouge, repasserait t-il un jour au vert...?
Retirée au plus profond de mon empire, celui des fougères j'espérais que mon ami l'espoir ne me laisserait pas choir...
Non, c'était mon ami...
Il cherchait pour moi le meilleur spécimen des gentlemen...
Mais il était parti si loin, de l'autre côté du commun des mortels, de la pensée sensée, à la rencontre de l'évidence...
Il était accompagné de sa vieille copine la raison qui cherchait toujours une raison pour avoir raison ...
La femme des longues patiences assise sur la chaise où le regret parfois médite attendais son évidence...
Aujourd'hui je me sens écoutée...
Je peux donc enfin m'entendre...

dimanche 16 mars 2008

Sans dessus-dessous





La lune entre nous se met à genoux lorsque mon chemisier tu dénoues...
Un moment de pure innocence délivre mes sens que tu encenses...
Ils sont sans dessus-dessous mes sens du dessus comme ceux du dessous ...

Sur mon dessus de lit sans mes dessous tes sens partent dans tous les sens...
Lorsqu'en moi je te sens je sens mes sens aller à contre sens du bon sens...
mais je sens que cet amour à un sens ...
celui de nos sens ...

Dessus ou dessous ...
peu importe le sens ...
c'est toujours le sens de la vie ...
Bon sang...!
Ne vous faites pas de mauvais sang...!
Le sens de notre histoire on le sent est inscrit dans notre sang ...
On a de la veine ...!!!

Quelques têtes d'ail éloignent les vampires ...
On est jamais trop prudent, c'est bien connu les fleurs des sens ont le sang à fleur de peau...


mercredi 12 mars 2008

J'ai une lune mais aussi un soleil

(Photo Fidji)

Un matin d'été , alors que je me promenais sur le bord du chemin j'ai trouvé un petit soleil abandonné...
En essayant de ne pas l'effrayer , dans ma main je l'ai posé ...
Son petit coeur battait, mais il ne savait pour qui briller...
Chez moi je l'ai emporté pour essayer de le réchauffer...

C'est alors que toute ma maison a embaumé...
Les fleurs ont parlé...
Les oiseaux ont chanté...
La pluie s'en est allée...
Mon coeur c'est mis à aimer...



Une journée de bergère


Je préfère une journée de bergère à celle d'une princesse
Mais avec mon prince...

La naissance



Je ne sais plus quand je suis née ...
Est ce le jour où le vent dans la forêt m'a appris à parler...
Est ce le jour où les fleurs dans les champs m'ont appris à respirer ...
Est ce le jour où les sauterelles m'ont appris à sauter ...
Est ce le jour où la panthère m'a appris à marcher
Est ce le jour où le serpent m'a appris à ramper ...
Est ce le jour où le renard m'a appris à penser ...
Est ce le jour où la mer m'a appris à caresser ...
Est ce le jour où la feuille m'a appris à danser ...
Est ce le jour où l'arc en ciel m'a appris les couleurs ...
Est ce le jour où la pluie m'a appris à pleurer...
Est ce le jour où le chat m'a appris à ronronner...
Est ce le jour où tu m'as appris à aimer...?
Peut être ne suis je pas encore née... car tu es plus loin que le bout de mon nez...
(Photo Fidji)

Loin du baiser de l'oubli
La caresse de la paresse
Dans le dos du vent
Donne le la
De mon histoire