jeudi 27 mars 2008

La mouette





Je m'éloigne de ceux qui sucent notre humus et se lèchent les babines...

Ecrasés par le cul de la poule ils veulent que je marche sur les rails...
Des rails qui se dilatent avec la chaleur...
Pas celle de leur coeur mais de leur cache-coeur en cachemire qui leur cache le nez...
Ce nez rouge de clown, clown de la politique, de la finance, du pouvoir...
C'est ce show, attentat verbal qui dilate les rails et nous fait dérailler...
La vie, c'est la balade de l'extinction, de l'entre-dévoration...
J'erre dans mes contradictions en belle amante de la terre...
Je suis sa capture...
Sur le fond bleu d'un souvenir je cligne des yeux...
Rivière anonyme elle me montre la ligne limpide et claire ...
Je suis moi même...
Je suis l'ombre vivante de l'ombre de l'étreinte éteinte du cirque des mirages...
Que cessent les pleurs ...!
Quoi que les larmes sont belles...
Amante de la terre du ciel et de la mer...
Sur eux tour à tour je m'allonge et je vogue...
Comme le bateau ivre de l'amour que nous regardons partir...
Je souhaite ne pas me retourner ...
Allongée à la verticale, je rêve d'horizontale dans tes bras...

Zut ! une crotte de mouette je viens de recevoir sur le bout du nez que j'avais trop levé en regardant le bateau s'éloigner...

Fidji 2006



1 commentaire:

Ca†≈ a dit…

Je vois que toi aussi tu as déraillé pour des chemins de travers où l'humain fuit l'humus des chefs de gare.
En ce moment je serai plutôt debout à l'horizontale et aimerai trouver les bras qui m'allongeront, quel que soit l'horizon...
Même de 2006 tes écrits sont délicieux.