lundi 17 mars 2008

Patiente


J'ai été la femme des longues patiences impatiente ...
Mon territoire était celui du souffle qui s'essouffle...
J'étais présente dans l'absence...
Je connaissais le sens des sens et ne m'exprimais qu'avec les mots du silence...
J'étais une nature presque morte...
J'avais pendu mes jambes à mon cou et ne pouvais donc plus courir après le bonheur...
J'aurai tant aimé fuir les nuits blanches dans le noir de ma chambre avec vue sur l'éternité...
J'avais soif de faim...
Le feu de mon coeur était passé au rouge, repasserait t-il un jour au vert...?
Retirée au plus profond de mon empire, celui des fougères j'espérais que mon ami l'espoir ne me laisserait pas choir...
Non, c'était mon ami...
Il cherchait pour moi le meilleur spécimen des gentlemen...
Mais il était parti si loin, de l'autre côté du commun des mortels, de la pensée sensée, à la rencontre de l'évidence...
Il était accompagné de sa vieille copine la raison qui cherchait toujours une raison pour avoir raison ...
La femme des longues patiences assise sur la chaise où le regret parfois médite attendais son évidence...
Aujourd'hui je me sens écoutée...
Je peux donc enfin m'entendre...

4 commentaires:

Ca†≈ a dit…

il arrive toujours un jour...
ce jour !

Moi, c'est mon ange gardien qui m'a mis des clefs entre les mains.
Il m'a dit :
Humour
et
Puissance
Je serai donc forte et garderai mon sourire ;-)

Unknown a dit…

Et en te lisant on ne peut qu'entendre ...Et c'est merveilleux ...:o)

Ca†≈ a dit…

J'aime venir te lire ici.
Il règne une ambiance feutrée propice à la lecture de tes poésies.
J'attendrai donc...

MicheLLe a dit…

Emotion dans ce rende-vous matinal...dans le souffle des mots et l'effleurement du coeur...